solution Midi-Pyrénées et Rhône-Alpes proposée par Rezo Pouce

Alain Jean, président de Rezo Pouce, témoigne :

 

« J’ai toujours été sensible aux démarches écologiques qui nous amènent à prendre soin du monde dans lequel nous vivons. »

 

 

Qu’est ce qui vous a animé et motivé à créer votre projet?

 

En tant qu’élu au développement durable sur la commune de Moissac, je travaillais sur les déchets, sur l’eau, sur l’énergie et aussi sur la mobilité. C’est ma position d’élu qui m’a amené à proposer à d’autres collectivités de réfléchir à la mise en place d’un dispositif permettant à nos jeunes, principale cible à nos débuts, de pouvoir se déplacer en voitures. C’est ainsi que Rezo pouce a été créé. Nous sommes ainsi devenus une association de collectivités dont le but est de mutualiser la mise en place de Rezo Pouce sur le Tarn et Garonne. Désormais, de nombreuses collectivités en France sont intéressées pour mettre en place ce dispositif sur leur territoire. Pour répondre à cette demande, nous sommes en train de créer une SCIC, une société de Coopératives d’Intérêt Collectif avec des entreprises et des collectivités.

 

 

Qu’est ce qui vous a amené à prendre conscience des enjeux climatiques et du rôle que vous pouviez jouer?

 

Depuis 1974, je suis militant écologiste et j’ai été élu au développement durable en tant que tel. Dans ce cadre, je participe à des actions sur les problématiques écologiques. J’ai toujours été sensible aux démarches écologiques qui nous amènent à prendre soin du monde dans lequel nous vivons.

 

 

Quel conseil donneriez-vous à ceux qui souhaitent créer leur entreprise ?

 

Le meilleur conseil que je puisse donner c’est d’être persévérant et être convaincu de ses idées. Pour lancer un projet, il faut y mettre toute son énergie pour pouvoir dépasser toutes les difficultés du lancement ou encore surpasser les recherches de financement. Il est indispensable d’être convaincu et d’avoir confiance en soi pour porter un projet. Par exemple, dans le cadre de Rezo Pouce, la grande difficulté est de modifier les comportements des personnes face à l’auto-stop. Il est difficile d’ancrer cette idée dans les mentalités.

Il faut vraiment être très persévérant pour dépasser les difficultés. C’est pour ces raisons que nous devons avoir une communication engageante et agir continuellement. Nous sommes justement en train de monter une opération dans ce sens: des personnes vont utiliser l’auto stop pendant 6 mois sur le territoire. L’objectif est de leur prouver que c’est un moyen de transports comme un autre et leur donner envie de continuer.

J’ai un dernier conseil à donner: il ne faut surtout pas négliger la communication. Il est primordial de créer une image moderne et dynamique autour de son projet. Je pense que le succès de Rezo Pouce est en parti dû au travail de communication et d’image que nous avons établi.

 

 

Quel est votre parcours professionnel?

 

Avant de lancer Rezo Pouce, j’ai travaillé comme designer industriel pendant trente ans. Par la suite, j’ai créé une entreprise d’économie circulaire. Le but était de récupérer des déchets de fruits pour en faire du sucre de fruits.

Nous avons mis en place Rezo Pouce il y a 5 ans. À 63ans, je peux dire que c’est grâce aux nouveaux dispositifs comme internet ou les applications que nous avançons.

 

 

Qu’est ce que My Positive Impact vous a apporté à ce stade?

 

Les retombées presses sont principalement locales et régionales. Nous avons communiqué sur notre participation à My Positive Impact auprès de nos partenaires et des journalistes que nous connaissions. Ça nous a permis d’avoir plusieurs articles de presse et de relancer une campagne d’informations au près des personnes qui nous suivent.

 

 

RÉSUMÉ:

On connaissait l’auto-stop classique et le co-voiturage, voici un intermédiaire : le covoiturage « spontané » (ou auto-stop organisé). Implanté en Midi-Pyrénées depuis 2012 par une association de collectivités du même nom, Rezo Pouce met en relation des conducteurs avec des passagers grâce à l’un des 250 « arrêts sur le pouce » identifiés et choisis pour leur sécurité. Une fois sur place, pour se reconnaître, conducteurs et passagers, disposent d’un signe distinctif : un petit macaron « Rezo Pouce » (à terme, une application smartphone est prévue). Le passager dispose d’une fiche destination qu’il montre au conducteur. Ce document permet la facturation du trajet, inférieure aux tarifs du co-voiturage. Déjà sécurisé par les « arrêts sur le pouce », le système possède aussi un numéro dédié pour identifier le conducteur à travers sa plaque d’immatriculation.

Utilisé principalement pour des déplacements quotidiens locaux, comme aller chez le médecin, rentrer du lycée, aller au Pôle Emploi, aller à la gare, etc., Rezo Pouce répond à un vrai besoin (en France, 75% des trajets en voiture font moins de 10 kms), non comblé par le covoiturage (trajets proposés supérieurs à 20 kms, peu présent en zone rurale), complète les moyens de transports existants et favorise les rencontres et les liens sociaux. Après un essaimage en Rhône-Alpes, Rezo Pouce est en phase de développement sur tout le territoire national.