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Nos propositions

Fin 2015, 195 pays se retrouveront à Paris pour négocier un nouvel accord pour agir contre les changements climatiques lors la 21ème Conférence des Parties (COP) pour le climat. L’enjeu : agir avant qu’il ne soit trop tard pour limiter la hausse des températures à 2°C, seuil au delà duquel les conséquences seront irréversibles.

 

 

La Fondation Nicolas Hulot et son Président, envoyé spécial du Président de la République, sont impliqués dans le suivi et la préparation de ces négociations depuis plusieurs années et seront présents lors des débats à Paris. Retrouvez ici nos principales (pro)positions.

 

 

Un accord pour ne pas dépasser les deux degrés

 

Le principal objectif de Paris est d’aboutir à un accord volontaire, impliquant tous les pays, pour limiter la hausse des températures à 2°C. C’est sur ce point que les négociations de Copenhague en 2009 avaient échoué. Pour cela, d’ici fin octobre, tous les pays sont invités à soumettre aux Nations Unies leur contribution volontaire à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. C’est à dire leur objectif national de réduction et leur plan d’action. En novembre, l’ONU pourra sommer l’ensemble de ces contributions pour vérifier qu’elles permettent d’atteindre l’objectif global des 2°C. Si ce n’est pas le cas, les négociations de Paris devront faire évoluer à la hausse l’engagement de certains pays. La France et l’Union Européenne doivent se mobiliser pour que ces engagements soient les plus ambitieux possibles.

 

 

Financer la transition énergétique et l’adaptation aux changements climatiques

 

Un enjeu crucial des négociations de Paris sera la démonstration que devront faire les pays développés de leur capacité à mobiliser les financements nécessaires à une action efficace.  

 

D’une part, ils devront honorer les promesses qu’ils ont faites lors de la COP de Copenhague, à savoir mobiliser 10 Mds de $ dès 2015 puis 100 Mds de $ par an à partir de 2020 pour aider les pays en développement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à s’adapter aux conséquences du changement climatique. La dernière COP, à Lima en 2014, a prouvé que la méfiance de ces derniers réduisait considérablement les chances d’un accord. Il faut restaurer un climat de confiance. D’autre part, il s’agit de partager à large échelle de nouveaux modes de financements de la transition énergétique.

 

La Fondation Nicolas Hulot s’investit pour que la France porte des propositions de financements innovants et mobilise ses partenaires lors des négociations climatiques mais aussi lors du G7 et du G20.  Une commission coprésidée par Alain Grandjean (membre de notre Conseil Scientifique) et Pascal Canfin présentera ses recommandations au Président de la République fin mai. La mise en place d’une taxe sur les transactions financières (TTF), l’utilisation pour le climat de mécanismes qui ont permis de sauver les banques ou encore le développement d’obligations vertes sont autant de pistes prometteuses.

 

 

Réduire les subventions aux énergies fossiles

 

Chaque année, 650 Mds de $ sont dépensés dans le monde pour subventionner les énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) fortement émettrice de gaz à effet de serre. La Fondation Nicolas Hulot demande que ses subventions soient progressivement réduites. L’argent économisé pourrait être utilement investit dans la transition énergétique, par exemple dans le développement des énergies renouvelables, créatrices d’emplois. Un accord global n’est pas forcément possible compte tenu des situations de chacun des pays, pour certains ces subventions sont essentielles pour permettre aujourd’hui à leur population d’avoir accès à l’énergie. Mais pour la Fondation Nicolas Hulot des mesures allant dans ce sens devraient figurer dans les plans d’actions des pays développés soumis à l’ONU, en particulier la suppression des subventions à la construction des centrales à charbon polluantes dans les pays en développement.

 

En France ces subventions se montent à environ 10 milliards d’euros. La Fondation fait campagne depuis 2012 pour qu’elles soient supprimées.

 

  • Voir la vidéo "Stop aux subventions à la pollution" :

 

 

 

Donner un prix au carbone

 

Le changement climatique causé par les émissions de gaz à effet de serre liées à l’activité humaine a des conséquences qui ont un cout élevé pour la société. Comme ce cout n’est pas intégré à l’économie mais payé in fine par les Etats il n’influence pas suffisamment les décisions des acteurs économiques et les calculs de rentabilité. C’est pour cette raison que depuis plusieurs années la Fondation Nicolas Hulot plaide pour que soit mis en place en France et en Europe des mécanismes efficaces de tarification du carbone, c’est à dire que ces couts soient payés directement par les responsables des émissions de GES. C’est à cette seule condition qu’il sera possible de développer une économie bas carbone et réussir la transition énergétique.

 

De plus en plus d’acteurs, pays, élus locaux, et grandes entreprises se joignent à ce plaidoyer pour ce qu’on appelle un prix du carbone. Les négociations de Paris sont une opportunité pour que les démarches mises en place par certains pays ou groupe de pays se généralise. Cela peut se faire principalement en combinant deux outils : le marché carbone et la « taxe carbone ».

 

En France, les émissions de carbone des grandes industries sont soumises au marché européen du carbone et les autres émissions à la contribution climat énergie mise en place en 2014. Malheureusement, le marché européen du carbone fonctionne mal faute de pilotage efficace et la contribution climat énergie reste insuffisante pour changer le comportement des acteurs économiques.

 

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